Découvrez la playlist La goutte d'eau avec Nicole Rieu

"Nous réalisons que ce que nous accomplissons n'est qu'une goutte dans l'océan. Mais si cette goutte n'existait pas dans l'océan, elle manquerait." Mère Teresa

Partir des gouttes d'eau, élément eau, suivre le fil élémentaire, Elément Air,au fil du vent, de terre et de feu, Elémentaire, Elément terre, au fil des braises, quelques bulles, Bulles d'Amour, matières, et retenir le fil, au fil des jours, couleur Femme... Elémentaire !... qui s'esquisse et se dessine, en clair obscur, ombre et lumière... suivre le fil et la route... La vie, le mouvement...

Dans le tourbillon







Dans le tourbillon...
Délaisser le pinceau.
Y revenir pour le mouvement.
En saccade… Impulsion…
Tournoiement…
Tourbillon de la vie.

Créer le mouvement telle une danse.
Ballet muet de femmes sœurs de cœur.
De femmes qui pleurent
sur le silence pesant.
De femmes qui se rient du mépris.

Long et douloureux chemin
Long et douloureux enfantement
de la chair à la chair
Création à création
De Feu et de Terre
De cendres et de poussière.
Dans l’obscur des négations.

Femme qui se meurt et s’efface
De n’être plus que l’ombre d’elle-même.

La langue bleue du poète
Ou le rouge amer du peintre.
Nulle ne peut retenir la main, Le regard, le verbe.
Long et douloureux enfantement
de la chair à la chair
Création à création
De Feu et de Terre
De cendres et de poussière
Dans l’obscur des négations
De son être tout entier.

Nulle ne peut retenir la main
La main qui caresse, se tend, ou se referme parfois
À force de lutte, à force de dénie.


Revenir à l’art primal
Peindre avec les doigts
Tantôt caressant la toile,
L’effleurant pour ne blesser les frêles silhouettes
Qui prennent corps
sortis du néant, de la matière
Tantôt avec force vigueur
Tantôt avec ferme douceur

« Tout est dans le mouvement » dit-elle
J’ai besoin de ce mouvement,
Je le ressens… Force nature….
Je ne peux lutter !
Mon corps et ma tête en révolte
Mon esprit qu’on voudrait stérile
Mes mains qu’on voudrait inutiles
Mon cœur qu’on voudrait glacial
Comme le marbre des tombeaux.


Mais je suis Femme,
et Vivante et je crie.

et je crie
Je deviens le mouvement même,
Celui qu’on me refuse, qu’on me dénie.

Longue et douloureuse délivrance
De mes sens en sommeil,
Anesthésiés, laminés, lapidés, bradés
Lorsque…
De la chair à la chair
Création à création
De Feu et de Terre
De cendres et de poussière
Dans l’obscur des négations
Je redeviens Femme et je crie…

Je reviens à l’art primal
De matières à matières,
Je me fonds dans la matière
Et je crée (à partir) de la matière
Puisque tout n’est que matière.

Je suis femme et je vis

Et sur la toile,
Les formes naissent et s’enchevêtrent
Et je vois la lumière !




(CL&A 22/12/2009)


"Il appartient à chacun de trouver sa propre lumière... Dans l'obscur des négations, aveuglèment  n'avoir de cesse de dissoudre celle des autres, n'aide en rien à trouver la sienne... Si ce n'est qu'à plonger un peu plus dans l'enfer des négations." Je souhaite à chacun de trouver sa lumière... C'est encore la meilleure solution... C'est en enviant et en médisant dans l'ignorance aveugle, celle des autres, qu'on risque souvent de passer à côté de la sienne. 

1 commentaire:

herbert a dit…

Dans ton tourbillon je me noie et tu me tiens prisonnier.
Et ton regard m'invite à ne pas sommeiller, je te vois en tes mots qui enchevêtrent mes pensées, celles qui vont vers toi.

Merci tant pour cet ensemble, univers sensible dont tu as la clé.
Je t'embrasse.


Textes et illustrations, Peinture : AvosCouleurs - Cléa 2010 © Tous droits réservés

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